retour a la page précèdente contact plan et infos accueil artistes programme Christophe Dentin sculpture vidéo 05 mai au 4 juin 2011 Vernissage le 5 mai à 18H
Né à Paris en 1966, vit et travaille à Paris Christophe Dentin est né à Paris en 1966. Diplômé de l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, il a exposé son travail dans de nombreuses galeries ainsi que dans les Centres d'art contemporains. Après la peinture et la sculpture, les nouveaux médias et l'installation vidéo sont au centre de ses dispositifs artistiques. On retrouve dans ces derniers travaux et en particulier dans la série "Forms" , l'ensemble de ces pratiques unifiées. Sculpture vidéo Textes de Philippe Dayan Sculpture vidéo Tandis qu’accrochés sur les murs de son atelier, des rectangles, des carrés et des cercles en acier laissent transparaître à travers d’étroites découpes des images mouvantes et colorées, Christophe Dentin pianote sur un clavier d’ordinateur. C’est en effet à partir de son écran que celui se définissant sous l' appellation de « sculpteur-vidéaste » passe la majeure partie de son temps pour créer ses œuvres. En l’occurrence, un échantillonnage d’images extraites de films du monde entier, de toutes époques et de tous genres, choisies non au hasard, mais parce que correspondant très précisément à cette idée de temps suspendu et répétitif que veut faire passer ce cerveau en ébullition. Distingués par affinité et non par référence précise, ces fragments d'images apparaissent finalement comme autant de facteurs cristallisant le dialogue et la confrontation d'instants de vie nous rappelant le pouvoir émotionnel de la mémoire affective. Des images qu’il recadre, retravaille dans leur luminosité leur contraste et leur grain de pixelisation, colorise sur palette graphique et monte en une boucle tournant à l'infini. Des surfaces mouvantes pour lesquelles l'artiste ne cherche pas de logique narrrative mais interroge les cohérences ou les oppositions entre les formes et les couleurs. Des bribes de notre mémoire collective qu'il intègre alors, via un principe équivalent à celui d’un écran plasma, à des supports géométriques en acier qu’un maître ferronnier réalise à partir de ses dessins. Les cadrages retenus par Christophe Dentin ne manquant pas alors de changer le statut des images. Certaines découpes s'avèrent plus contraignantes. Mais dans tous les cas, les options choisies confèreront un cadrage inédit à une image ou la fera basculer dans une autre dimension. Le résultat est proprement sidérant. D’autant que le côté image subliminale due à sa projection en continu, loin de finir par irriter l’œil et taper sur les nerfs, prend un aspect purement magique de sculpture vivante. Un travail qui l'amène aujourd'hui à explorer aussi de nouveaux champs iconographiques touchant à l'architecture et à recourir à une nouvelle manière de projection de ses oeuvres avec l'utilisation de pico-projecteurs. Démarré il y a maintenant trois ans, ce travail apparaît comme un nouveau souffle de création pour celui ayant d’abord longtemps œuvré dans l’art conceptuel de l’installation. Né à Paris en 1966, il témoigne de manière précoce des dispositions pour le dessin et réalise ses premières huiles à l’âge de quinze ans. Une vocation qui le conduit à commencer par suivre une année de cours à l’école Penninghen en vue de préparer le concours d’entrée aux Arts Décoratifs. Admis à la section « Art – Espace », il y reste quatre ans. Un laps de temps que cet admirateur d’artistes comme Duchamp, Nam June Paik, Pollock, consacre à la peinture. Sa « patte » abstraite lui vaut d’ailleurs de décrocher une bourse pour aller étudier pendant six mois à New York à Cooper Union (l’équivalent US des Arts Déco), puis, de retour dans la ville-lumière, de pouvoir rapidement exposer en galerie. Au début des années 1990, parti s’installer à Toulouse, Christophe Dentin évolue dans sa démarche. D’abord, avec ce qu’il nomme des « peintures-croquis » consistant à peindre un objet en particulier pour le faire ressortir du dessin. Puis, avec des installations vidéo monumentales à l’occasion desquelles il convie des compositeurs de musique électronique à s’exprimer en live. Revenu vivre sur Paris en 2000, il poursuit depuis son exploration de la vidéo, mais sur des formats plus réduits, jusqu’à parvenir à la création de ses sculptures numériques. Philippe Dayan Rédacteur-en-chef www.ze-magzine.com Exposition à Point Rouge Gallery en Février 2010 " loop" Acuité et rigueur des coupes en acier brut qui cadrent et recadrent en long, en large et en rond; suavité et douceur des mouvements oscillants, comme suspendus dans un temps éternel, chatoiement des couleurs dont les déclinés et la texture traduisent la réalité ou le souvenir d'une présence charnelle : plus qu'une série, les 16 sculptures vidéos élaborées par Christophe Dentin se proposent de créer et d'installer un univers. En se complétant, en s'opposant ou en se continuant, ces sculptures déclinent le ba ba d'un "vivre ensemble", reposant sur le dialogue et la confrontation entre matières, formes et images. En suspendant des instants de vie, elles nous rappellent aussi le pouvoir émotionnel de la mémoire affective. Comme points de départ de ce travail, une idée simple et un dispositif simple. Un papier et un crayon pour dessiner précisément les formes et étudier la proximité des visuels, puis formalisation de cette première ébauche sur ordinateur. La sélection des images ? Ni citation, ni référence, elles sont choisies parmi une base de 200 fichiers vidéos couvrant notre mémoire cinématographique, des origines à nos jours. Distinguées par affinité, elless fonctionneront ensuite comme des sample. Destinés à cristalliser nos souvenirs ? De toute façon, elles resteront des surfaces mouvantes et des matériaux à travailler, à l'instar d'une palette pour un peintre. Recadrées, retravaillées dans leur luminosité, leur contraste, leur couleur ou le grain de leurs pixels, elles seront ensuite assemblées par 3, pour former une boucle, tournant à l'infini. Sans logique narrative mais en interrogeant les cohérences ou les oppositions entre les formes et les couleurs. Puis vient le temps de la découpe de l'acier. Comme on construit un meuble ou un immeuble en privilégiant sa fonctionnalité, le cadrage retenu fera changer le statut de l'image. Certaines coupes seront plus contraignantes. Tels les rectangles dont l'étroitesse d'ouverture peut nous suggérer l'oppression ou nous évoquer des meurtrières. L'homme qui court sans éviter de se cogner à un univers violet échappera-t-il aux balles quotidiennes de cette fuite en avant ? Côté carrés, c'est par définition "plus carré". Mais est-ce si sûr. Fenêtre ou trappe ? Ouverte ou fermée ? Eventuellement les deux, successivement. A l'image de ce visage d'homme ocre que la lumière noire dérobe puis restitue. L'option choisie donnera un cadrage inédit à une image ou la fera basculer. Quant aux ronds, ils ne manqueront pas de nous évoquer l'espace et la fonction du miroir. Objet magique et préoccupation classique de la peinture, qui permet une vision plus radiale, du centre vers l'extérieur, et donne de la profondeur au sujet traité. Dans son rond, l'oeil fixe qui scille légèrement, est-il perdu dans ses pensées ou regarde-t-il Caïn ? Les silhouettes, homme-femme, qui dans un bleuté nuit nagent à contre-courant, se retrouvent-elles, se noient-elles ? L'homme qui bascule, ou pas, sur des dégradés de bleu gris retrouvera-t-il le cadre tranquille d'une photo souvenir ? Ou restera-t-il éternellement suspendu sur cette frontière du déséquilibre ? Et l'astronaute-cosmonaute, reflète-t-il quant à lui notre perpétuel émerveillement ou notre perpétuel enfermement ? Chacun aura sa réponse, même provisoire. Nous seuls pouvont en effet percevoir l'élégance d'un geste ou d'un mouvement, ressentir l'oppression d'une construction. Ou nous laisser porter par des formes. Car comme au cinéma, la coupe donne à voir mais masque. Hors-champ, nous resterons libres de notre imaginaire. Principales expositions Forms, sculptures vidéo, Galerie Jean-Marc Lelouch, Paris 1er Visite, installation vidéo, Art and You, Paris 9° Videoloop, installation vidéo, Project 101, Paris 9° Inside, mixage vidéo & son en direct, Project 101, Paris 9° Point de vue, vidéo et installation, Centre d'art contemporain de Castres Activ tv, installation multimédia, Centre d'art contemporain, Castres et Cimaise & Portique, Albi Ball Over, dispositif d’installation, vidéo projection et mixage son en direct, ENAC Déclinaison , vidéo et installation - Le Bond de la Baleine à Bosse, Toulouse Ouverture 9 , les artistes et le net, projection vidéo, Le Folie’s Pigalle, Paris 9° Sens, Galerie du Haut-Pavé, Paris 5° Bourses Cooper Union, New-York, USA Aide à la création (DRAC)
Dossier de presse Exposition 2011 à Cliquer ici
Et revoilà Christophe Dentin dans le quartier du Faubourg Saint Antoine à Paris. Souvenez vous de « Loop 2010 » et de ses installations vidéos qui s’étaient projetées par delà Point Rouge Gallery et avaient même investi la rue, en animant les façades! Voilà un travail filmique et narratif qui captive. Des sculptures vidéos qui charment, tant les deux galeristes, Olivier Kleiser et Jean Michel Warin que les publics divers, curieux, nombreux et variés. Un premier rendez-vous qui rencontre son succès… Mais alors pour cette 2eme édition, me direz vous ? Avec « Perception », Christophe Dentin nous fait une promesse nouvelle, tout en subtilité mais sous tension. L’artiste sait et aime à nous séduire, à nous enthousiasmer, en entrant, encore un peu et toujours plus, dans son œuvre, son « intime ». Jeu du fantasme, de l’instant volé, du dévoilé et du masqué, du corps, « Perception » provoque le trouble. Un trouble, oui… Celui de l’attraction. Point Rouge Gallery, un écrin de fer et de verre, une chrysalide qui a su transformer des anciens ateliers en un espace ouvert sur le monde, pour révéler des artistes passionnés.