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Dans son noir et blanc aux tonalités de craie ou fusain, le présent travail investit ce même territoire de liberté tout en brouillant les cartes. Les figures nées du geste rapide qui répand une laitance de blanc d'Espagne sur les vitres d'immeubles en construction pour les rendre visibles deviennent étonnamment réalistes. Or, à ce verre opaque, Andreas Mahl trouve une transparence inaccessible au commun des promeneurs, et voici qu'il en use et abuse pour nourrir sa pellicule de figures dessinées sans étude préalable. Arborescences sinistres, deltas de grands fleuves, houles d'apocalypse, végétation pliée par le vent, paysages assourdis de neige, à chacun de trouver les correspondances que ces images lui inspirent, à la suite d'un photographe familier de l'imprévisible. Hervé Le Goff
accueilMines blanches L'œuvre qu'Andreas Mahl dédie à la beauté ménage à l'artiste un territoire protégé, vierge de ses obsessions esthétiques, et dans lequel la création a partie liée avec le hasard. Ce territoire-là avait déjà sa province sur l'île grecque de Symi, dont les escaliers peints laissaient courir une inspiration en gammes chromatiques. Par leurs strates une à une révélées, les façades lépreuses de la même île suggéraient à leur tour des compositions flamboyantes d'ocres, de bleus, de mauves et de rouges. Si l'architecture domestique et l'érosion solaire produisaient à Symi des pièces abstraites, un regard attentif reconnaissait aussitôt leur origine tangible, triviale ou poétique.
Andreas Mahl 26 octobre au 27 novembre 2010 Vernissage mercredi 27 octobre 2010 à 18H
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